jeudi 24 février 2011

Don't worry, be happy !

Comment choisir son cabinet anti-stress ?

Source : Usine Nouvelle n° 3226-3227 du 17 février 2011 (Anne-Sophie BELLAICHE)

Selon le dernier comptage de la direction générale du travail, 430 entreprises se sont dotées d'un plan de prévention des risques psychosociaux (RPS). Plus d'un an et demi après l'injonction de l'ex-ministre du Travail Xavier Darcos, seul un tiers des entreprises concernées (les plus de 1000 salariés) ont réagi. Hervé Lanouzière, conseiller technique au ministère du Travail, se "refuse à parler d'échec", mais il reste tout de même du pain sur la planche pour un environnement de travail plus propice.

Des dispositions sur mesure
Confrontées à un phénomène encore mal appréhendé, les entreprises se cherchent des conseillers. Même celles ayant signé des accords ne sont pas au bout de leur peine, car 70% d'entre eux sont des accords de méthode nécessitant des diagnostics, des plans d'action, des formations ... Trouver un bon partenaire n'a rien d'évident, car la perspective d'un juteux marché a attiré su ce terrain de nombreux consultants autoproclamés, des spécialistes du zen, des pseudo-coachs, voire des cabinets généralistes. Le choix du cabinet est pourtant crucial, d'autant que les budgets ne sont pas négligeables. La Banque de France a investi en 2010 plus de 700 000 euros pour former 450 managers et 250 agents.
Pour s'assurer de la compétence de votre partenaire, trois voies possibles. D'abord, les cabinets d'experts agréés auprès des CHS-CT (liste sur travaillermieux.gouv.fr). Ils sont environ 80 en France. Attention, tous ces cabinets n'ont aps acquis l'expertise de ce nouveau risque. pour ne pas essuyer les plâtres, vérifiez qu'ils ont déjà mené des missions de ce type.

Ensuite, vous pouvez miser sur les membres de la Fédération des intervenants en risques psychosociaux, créée fin 2010 par six cabinets spécialisés : Artélie, Stimulus, l'IFAS, Capital Santé, IAPR et Psya. Elle devrait bientôt compter aussi Technologia, la cabinet appointé par francé Télécom au pic de sa crise sociale, et Sécafi, un expert coonnu des CHS-CT. Pour être admis, les cabinets doivent être parrainés par deux membres et convaincre une commission. Ces cabinets spécialisés présentent l'intérêt d'avoir accumulé, grâce à leurs missions clients, des données pour étalonner les résultats de vos enquêtes en fonction de votre secteur d'activité ou de vos populations.
Enfin, le dernière voie qui n'est pas exclusive des deux autres consiste à accorder une grande attention à la réponse à votre appel d'offres. La méthodologie de mesure est-elle objective ? Les moyens mis en œuvre sont-ils précis ? Le cabinet va-t-il bien organiser son action autour d'un groupe projet ? Pouvez-vous discuter avec ses anciens clients ? "Il est également sain que le cabinet faisant les recommandations ne soit pas le fournisseur de l'ensemble des outils du plan d'action", prévient Bénédicte Haubold du cabinet Artélie. Le stress appelle des dispositions sur mesure dans chaque entreprise et non des solutions "sur l'étagère".

lundi 21 février 2011

Stress au travail (accord collectif de Safran).

Qu'est-ce que la méthode "WOCCQ" pour mesurer le stress ?

Source : site Actuel -HSE du 7 février 2011.
 
Dans certains accords collectifs sur le stress, comme celui de Safran, syndicats et direction s'appuient sur l'outil "WOCCQ", une méthode d'évaluation du stress mise au point par l'université de Liège, en Belgique.
Dans son accord collectif sur le stress signé, le 19 janvier, par tous les syndicats, le groupe Safran (34 000 salariés en France) a eu recours à un outil mis au point par Isabelle Hansez, responsable de "l'unité de valorisation des ressources humaines de l'université de Liège".

Qu'est-ce que le WOCCQ ?

Le nom de cet outil est le WOCCQ (Working Conditions and Control Questionnaire). Moins connu que les méthodes de Karasek ou de Siegrist, il se définit comme une méthode de diagnostic collectif des risques psychosociaux et son usage est, bien sûr, conditionné à la signature d'une licence. "La direction avait commencé à utiliser cet outil avant l'accord. Nous l'avons retenu car il fait référence pour l'évaluation du stress et parce qu'il sera employé sous le contrôle de la médecine du travail", nous explique Daniel Retat, le coordinateur CFDT pour le groupe.

Plusieurs questionnaires

Cette méthode utilise plusieurs type de questionnaires qui ont été testés et validés sur des échantillons de travailleurs belges et français. Il s'agit, comme dans les autres méthodes, de tenter de mesurer le sentiment de stress éprouvé par le salarié en le rapportant à son groupe de travail (*).

30 à 45 minutes pour répondre

L'étude qui résulte de l'enquête faite après les questionnaires (5 mois pour la mener à bien, sachant qu'un individu met de 30 à 45 minutes pour répondre aux questionnaires) permet "de situer les groupes à risques de l'entreprise, c'est-à-dire ceux qui sont les plus exposés à une charge psychosociale et/ou à des facteurs de stress, mais aussi de fixer des priorités en matière d'intervention qui tiennent compte à la fois du degré d'urgence et d'importance des problèmes, mais également de leur degré d'implémentation et de résolution dans le temps", explique l'université de Liège.

Réfléchir sur l'organisation

L'intérêt de la méthode, selon ses concepteurs, est de permettre "de poser des hypothèses d'intervention sur le plan organisationnel et ergonomique en vue de réduire les sources de stress et de garantir le bien-être des travailleurs à long terme".

Une formation des membres du comité de pilotage

Dans le cas de Safran, les diagnostics sur le stress seront réalisés avec l'outil WOCCQ pour les sites de plus de 200 salariés (*). Ce diagnostic sera mis en œuvre puis étudié par un comité de pilotage regroupant la direction, les RH, les membres du CHSCT et les représentants syndicaux. Ses résultats, qui seront complétés par des indicateurs maison déjà mis en place (le système dit "Everest") devront déboucher sur un plan d'action présenté, pour avis, au CE et au CHSCT.
L'accord prévoit en outre la formation, aux frais de l'entreprise, des membres du comité de pilotage et des représentants du personnel par l'université de Liège à la méthode WOCCQ.

(*) Cette méthode est toutefois déconseillée pour les entreprises de moins de 150 personnes.

Personnellement, je trouve cette approche exemplaire dans la mesure où elle combine une prévention primaire (axée sur l'organisation), une prévention secondaire (axée sur la formation des managers) et une prévention tertiaire (procédure d'alerte) en s'appuyant sur des méthodes éprouvées.

Denis LUCAS (CNRI). 

samedi 19 février 2011

Le 9 juin 2011, prochaine réunion du Club Seveso à Chémery

La prochaine réunion du Club Seveso de Région Centre se tiendra le 9 juin à Chémery dans le Loir et Cher.
Les membres du Club seront accueillis par la société Storengy (stockage souterrain de gaz naturel).
 Les thèmes traités seront :

- le référentiel ISRS version 7 chez Storengy ;
- les facteurs humains dans la prévention des risques ;
- les méthodes et outils de simulation par Néodyme.

L'animateur du Club Seveso.